Croyant, non-pratiquant. 2011

 Secteur   Chamoson   Ardon   Vétroz   Conthey   Ste-famille 
Formation d'adultes  
21 novembre 2011

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  Conférence du Père Albert Longchamp lors du théocafé de novembre 2011

Au début de ce Théo Café, les personnes présentes  sont invitées à partager sur des questions en lien avec le thème. Un bref partage  précède l’exposé du Père Albert Longchamp.
M. Longchamp, que nous remercions chaleureusement pour son apport, a traité ce sujet brûlant avec pertinence et infiniment de délicatesse et d’humanité. Il débute en ces termes :

Autrefois, ceux qui ne pratiquaient pas étaient des marginaux, ils étaient rejetés. Aujourd’hui c’est l’inverse, les pratiquants se sentent marginalisés.
La vérité de notre enfance peut-elle être mise en doute ?
Pas si évident de croire… Où est la Vérité? … Grave questionnement…
Il est difficile de définir ce qu’est un croyant non pratiquant. Non pratiquant ne veut pas dire non croyant. Un non pratiquant c’est celui qui prend une décision personnelle face à l’offre de l’Eglise. Peut-être parce qu’il la trouve trop moralisatrice. Il attend  d’elle de l’Espérance et non des règles et des  interdits.  Elle ne lui offre pas un lieu où il fait bon vivre, où il se sent accueilli.

La morale doit venir de la joie d’être aimé, pas d’une catéchèse  accusatrice, trop rigide. De même que Jésus s’est agenouillé devant ses disciples l’Eglise doit être humble pour tous ceux qui cherchent.
La foi est plus personnelle qu’elle ne l’était autrefois ; elle est plus vraie. Ce n’est pas une pratique nulle, mais une pratique qui se choisit. Ce n’est pas vrai que la foi se perd, c’est le vécu qui change. Autrefois, le lieu où l’on vivait était notre Eglise. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas.  Ce que l’on n’osait pas avant, maintenant on le fait. Cela ne veut pas dire que la foi soit effondrée parce que tant de chrétiens ne viennent plus à l’Eglise.
Prendre congé de l’Eglise ce n’est pas quitter la foi. Chacun choisit sa croyance ou son  mode de croyance. Nos Eglises ont perdu le monopole du savoir religieux.

Aujourd’hui, même le croyant pratiquant, ne se sent plus lié à sa paroisse. Il est nomade. Il va volontiers là où il se sent mieux « nourri ».
Le Père Longchamp poursuit ainsi :
Parlons spiritualité… Un non croyant peut-il avoir une vie spirituelle ? Oui répond-t-il. Celui dont la manière de vivre au quotidien est morale et digne, qui respecte les autres, celui-là a une vie spirituelle, fut-il croyant, peu croyant, non croyant ou athée…

Deux autres questions brûlantes du Père Longchamp : L’Eglise est-elle détentrice de la miséricorde ? Ceux qui osent venir communier parce qu’ils sentent le besoin de rencontre le Seigneur, qui peut les empêcher ?...
 Pensons au fils prodigue de l’Evangile. Il a tout dépensé son énergie spirituelle puis il revient et il est accueilli. Notre religion doit être une religion de compassion envers ceux qui l’a quittent. Une Eglise doit donner l’Espérance. Le Père nous livre ensuite les sept commandements de l’Espérance :
Aimer – Soutenir – Partager – Respecter – Ecouter – Pardonner – Espérer
Il conclue son exposé ainsi :

Le Christ ne rejettera personne. Il aime sa création, il aime son humanité. La flamme de l’Esprit qui a soufflé sur Jésus soufflera aussi sur l’Eglise.
La soirée se termine par une méditation.

Jeanine Gabbud




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